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Spècial Infos sur les évènements au Nord-Mali

 Archive des pages Spécial Infos, du 23 mai au 31 mai 2006
Voir aussi les évènements après le 31 mai 2006 ...cliquez ...


 

30/05/2006, 20h40

De sources concordantes et directes, pas de problèmes à signaler à Tessalit, Aguel'hoc et Kidal, nous sentons même nos correspondants plus détendus ... ( il serait bon que les parties profitent de ce calme pour négocier dans des conditions sereines ... ndlr).

30/05/2006, 16h56

Info-Matin publie un article sur l'existence (ou non) d'une négociation ... voir cet article ... cliquez ...

30/05/2006, 12h25 (source : Afribone.com)

Le chef de l’Etat, Amadou Toumani Touré, se rendra cette semaine à Syrte (Libye). Sur place, ATT prendra part à un Sommet des chefs d’Etat de la CEN-SAD qui se tiendra le jeudi 1er juin 2006. Au cours de son séjour, le Président Touré ne manquera certainement pas d’évoquer, avec le Guide de la Révolution libyenne, la situation qui prévaut à Kidal. Selon nos sources, c’est ce déplacement en Libye du Président ATT qui expliquerait le report du voyage de la délégation libyenne à Bamako.

29/05/2006, 20h49 (source : www.kidal.info)

Négociation lybienne
Ce soir le Président ATT sera à Tripoli. Nous avons appris d'une source proche de la rebellion qu'une délégation de notables touaregs lybiens atterrira demain ou après-demain à Kidal pour engager les négociations. Ces négociateurs seraient approuvés par les deux parties.

 

 29 mai 2006 - 16h48

- Un article intéressant du "républicain" repris sur Afribone ... cliquez ...

 28 mai 2006 - 20h41

- Selon une source fiable et directe, une amorce de discussion aurait eu lieu ce jour entre un émissaire de Bamako, et les tenants du mouvement ... cet émissaire est reparti à Bamako ... cette discussion aurait été jugée décevante, l'émissaire n'avait vraisemblablement pas une marge de manœuvre importante.

 28 mai 2006 - 17h12 

-
Malgré des rumeurs d'embargo, nous avons eu le témoignage d'un ami Touareg qui a fait hier le trajet Aguel'hoc > Gao par le Tèlèmsi, sans problèmes notables.

27 mai 2006 - 16h40

- Selon des sources concordantes tout indique que des négociations puissent avoir lieu rapidement ... par ailleurs le colonel Khadafi (chef d'état Libyen ) aurait proposé la médiation de son pays, pour la recherche d'une solution pacifique ...

 27 mai 2006 - 07h30

- Selon des sources fiables, un commandant, un lieutenant et plusieurs sous-officiers auraient désertés hier soir du camp militaire de Tessalit, emportant avec eux des 4x4, des armes et des munitions pour rejoindre le mouvement en cours.

 26 mai 2006 - 17 h 45

- Pour comprendre la situation, on pourra se reporter utilement à l'article paru sur le site Internet "Berbèriste"  : Tamazgha ... cliquez ...

 26 mai 2006 - 16 h 18

- Nouvelles directes (trois sources concordantes, et fiables) , situation calme à Kidal, Tessalit et Aguel'hoc, pas de combats de signalés dans ces régions malgré les rumeurs ... confirmation de l'exode d'une partie importante de la population ...

 26 mai 2006 - 14 h 05

-
Nouvelle directe d'Aguel'hoc, pour le moment la situation est calme dans ce secteur ... de nombreuses familles sans les hommes refluent vers le nord du Mali dans des conditions très précaires , qui pourraient rapidement devenir désastreuses, notamment sur les plans alimentaires et sanitaires.

Sur le plan militaire l'armée Malienne serait en cours de rassembler ses forces dans la zone de Kidal.

Sur le plan politique le pouvoir central aurait envoyé une délégation, l'inquiétude des tenants du mouvement actuel viendrait à la fois du faible niveau de cette délégation, ainsi que sur ses pouvoirs réels de négociation ... cette délégation est-elle la pour amorcer un dialogue ou son faible niveau cache t'il une intention de gain de temps avant une option militaire  ... ?

 26 mai 2006 - 09 h 55

- Nouvelle directe de Tessalit par Tèlephone. satellite, la situation est calme ce matin à Tessalit ...sans problèmes particuliers ... il est cependant, à l'heure actuelle impossible de prévoir l'évolution de la situation ... des responsables du mouvement actuel auraient bien exprimés le souhait d'une négociation ...

 25 mai 2006 - 11H26

Communiqué de Presse de l'ex-FPLA.    :

Sur l'ensemble du territoire de la République l'ex-FPLA à travers ses combattants intégrés aux Forces Armées et de Securité du Mali ( Armée , Garde Nationale, Gendarmerie, Police , Douanes, Eaux et Forêts ) et la fonction publique malienne n'a participé ni de loin ni de près à la mutinerie-désertion de Kidal et Menaka.
L'ex-FPLA reste fidèle au Pacte National et à la Flamme de la Paix comme le justifie l'action de certains des officiers maliens issus de ses rangs en tandem avec les autres forces maliennes occupées à restaurer la securité et la confiance.
L'ex-FPLA demande à ses anciens membres de rester au sein de leurs services .C' est une décision collégiale impliquant tous ses responsables politiques et militaires anciens à tous les niveaux tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du Mali.
Aucune perte en vie humaine n'est à signaler et les populations visées par cette décision doivent continuer leur train de vie habituel. Aussi tous les cadres, militaires et autres porteurs d'uniforme ayant quitté les villes de Kidal et Menaka pour mettre à l'abri leurs familles( femmes , enfants et personnes âgées ) sont invités à revenir avec lesdites familles conformement à l'Appel des Autorités nationales, régionales et locales sans crainte aucune.
L'ex-FPLA signale ( sous réserve de vérifications officielles ) des enlèvements et prises d'otages parmi ses intégrés à Kidal et rend responsables les assaillants de leur vie et de leur securité.
Ensemble , Résistons à la Peur et à la Subversion.

Signé : M. ZEIDAN AG SIDALAMINE
Porte Parole Pacte National et Flamme de la Paix
Coordinateur des ex-MFUA
Secrétaire Général de l'ex-FPLA
Enseignant malien Maîtrise Lettres Modernes
Cadre indépendant malien d'origine Touareg.

24 mai 2006 - 15:27 - ( heure française) selon une source téléphonique directe

Le nombre de victime à Kidal serait plus important que celui présenté dans les communiqués de presse ... le mouvement de rébellion serait en train de grossir et de se structurer laissant craindre à l'heure actuelle un embrasement du nord mali ... un calme relatif serait revenu à Kidal du fait du départ massif des "rebelles" pour le nord ... l'essence même de cette rébellion viendrait de profonds mécontentement des populations quand à l'application du pacte national devant s'appliquer suite aux accords de Tombouctou ...

Les notables dont le gouverneur de Kidal, un moment pris en "otages", par les forces rebelles, auraient étés libérés après quelques heures.

24 mai ....  AFP (15h26)

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Mali: les ex-rebelles touaregs veulent négocier "tout de suite"
(PAPIER GENERAL)

BAMAKO, 24 mai 2006 (AFP) - Les ex-rebelles touaregs du nord du
Mali ont demandé mercredi à négocier "tout de suite" avec le
gouvernement le développement de leur région pauvre et désertique,
peu après avoir évacué les camps militaires qu'ils avaient occupé la
veille.
"Nous ne voulons pas la guerre, nous ne voulons pas tirer sur
les gens. Ce qui est important, c'est que le gouvernement engage
tout de suite des négociations", a déclaré à l'AFP un porte-parole
de ces rebelles.
Ils avaient lancé une offensive éclair mardi contre les camps
militaires de Kidal (nord-est) et de Menaka (est) mais les ont
évacués durant la nuit de mardi à mercredi, selon une source
militaire contactée par l'AFP à Kidal. Ils ont quitté les lieux et
sont partis "avec de l'armement et des vivres", a-t-il dit. Ils
pourraient avoir craint l'arrivée sur place de renfort de l'armée
régulière venus de Gao, une autre localité de l'extrême nord
malien.
Leur porte-parole, "Ahmed", a déclaré s'exprimer au nom du
commandant du mouvement, le lieutenant-colonel Hassan Fagaga, un
ex-combattant qui avait déserté l'armée régulière dans les années
90.
Les revendications portent sur le développement de cette immense
région désertique essentiellement traversée par "les hommes bleus",
les Touaregs, et leurs troupeaux.
Représentant près de 6% de la population malienne, soit près de
400.000 personnes, selon des chiffres officiels, les Touaregs, outre
le Mali, sont dispersés entre la Libye, l'Algérie, le Niger et le
Burkina Faso, et dans une moindre mesure au Nigeria et au Tchad.
"Nous nous battons pour les trois régions du nord (Tombouctou,
Gao, et Kidal). Parmi nous il y a des ex-militaires de l'armée
régulière, il y a des ex-rebelles et des civils. Nous réclamons une
gestion particulière pour ces trois régions", a ajouté le
porte-parole selon lequel la rébellion a été encouragée par la
réaction modérée du président.
"Notre région est pauvre et nous voulons qu'on la développe
vite", a-t-il insisté.
"Nous avons aussi des problèmes d'intégration au sein de l'armée
malienne", a souligné Ahmed, rappelant des revendications déjà
exprimées en février dernier par le lieutenant-colonel Hassan Fagaga
qui s'était retranché avec quelques dizaines de jeunes touaregs en
armes dans la région de Kidal.
Le porte-parole de la rébellion s'est félicité de la réaction la
veille du chef de l'Etat Amadou Toumani Touré. "Il y a un pas
positif dans la déclaration du président malien".
Ce dernier avait déclaré qu'il gèrerait la situation "avec
modération mais aussi avec mesure".
Selon des informations obtenues par l'AFP, trois figures, toutes
issues de l'ancien mouvement rebelle touareg des années 90, le MPA,
Mouvement populaire de l'azawad, sont à la tête de ce mouvement.
Outre Hassan Fagaga, il s'agit d'Ibrahim Bahanga. Ancien rebelle
du MPA, il avait, après la rébellion des années 90, décliné l'offre
de rentrer au sein de l'armée régulière.
Le troisième dirigeant de cette nouvelle rébellion est Bah
Moussa, ancien commandant du bataillon militaire de Ménaka.
La région du nord-est malien a été le théâtre au début des
années 1990 d'une rébellion armée qui a fait plusieurs centaines de
morts. La fin du mouvement avait été officiellement célébrée en mars
1996 lors d'une cérémonie dite de la "Flamme de la paix" à
Tombouctou (nord).
La plupart des ex-rebelles ont intégré l'armée malienne mais
plusieurs d'entre eux ont mené ces dernières années des actions de
désertion ou de rupture de ban assorties de revendications pour le
développement de leur région.

 

 

24 mai 2006 (source non précisée, info "glanée" sur le web)

Mali: retour au calme dans le nord, une partie des assaillants quitte Kidal

Le calme était revenu mardi soir dans le nord-est malien, où les ex-rebelles touaregs qui avaient pris le contrôle de deux camps militaires à Kidal dans la matinée commençaient à quitter la zone avec des armes, selon des témoignages concordants.

Ces ex-rebelles touaregs ont pris mardi matin le contrôle de deux camps militaires de Kidal (nord-est) et en ont attaqué un autre à Menaka (est), relançant les craintes de violences dans une région qui avait été le théâtre d'une rébellion touarègue dans les années 1990.

En début de soirée, plusieurs témoins et une source administrative ont indiqué qu'une importante partie des combattants touaregs avaient quitté les camps de Kidal en emportant des armes.

"Ils sont partis en +pick-up+ avec beaucoup d'armes. Ils étaient nombreux, et ils sont allés vers le nord", a déclaré un enseignant résidant non loin du premier camp pris mardi par les assaillants.

"Ici aussi, j'ai vu les rebelles partir avec des armes", dont des mitrailleuses lourdes, a déclaré un autre témoin, qui habite à proximité du second camp de la ville.

"Quelques rebelles sont encore dans les deux camps, la situation est encore incertaine, mais je confirme que la plupart des gens se sont repliés non loin de Kidal", a affirmé de son côté un responsable du gouvernorat de la ville.

Par ailleurs, une source militaire contactée dans le nord par l'AFP a affirmé que d'autres ex-rebelles, qui ont mené une autre offensive mardi contre un camp militaire à Menaka (est), avaient pris la direction du nord-est du Mali, "pour tenter de rejoindre les autres".

Leur objectif consiste, selon cette source, à former "un front uni", à la suite de rumeurs persistantes selon lesquelles l'armée malienne s'apprêterait à reprendre le contrôle de la ville de Kidal.

"L'armée nationale, l'armée républicaine, c'est normal qu'elle soit en état d'alerte maximum", a commenté sans plus de détails une source proche du ministère malien de la Défense.

Suite à ces attaques, le président malien, Amadou Toumani Touré, en visite dans la région de Kayes (sud-ouest), a assuré sur l'antenne de la radio nationale qu'il allait "gérer la situation avec responsabilité mais aussi avec mesure".

"Face aux épreuves (...) je demande à chaque malien de garder le calme, la sécurité et de faire preuve de mesure quelle que soit la situation", a exhorté "ATT".

Un peu plus tôt dans l'après-midi, des témoins et des sources militaires ont indiqué que des tirs sporadiques entendus pendant toute la matinée et la mi-journée à Kidal avaient cessé dans l'après-midi.

Mardi matin à l'aube, plusieurs dizaines d'hommes - identifiés plus tard comme des ex-rebelles touaregs pour la plupart en rupture de ban avec l'armée malienne - avaient pris le contrôle du camp "Abdoulaye Soumaré" dans le sud de Kidal, puis d'un deuxième camp situé à environ un kilomètre plus à l'est, selon des sources militaires et administratives.

Parmi les loyalistes, des sources hospitalière et militaire ont fait état d'un mort, lui-même un ex-rebelle touareg, et de deux blessés au cours de ces combats.

Selon une source militaire, au moins 20 soldats loyalistes demeuraient détenus en otage dans ces camps.

En fin de matinée, un ex-commandant rebelle touareg responsable du camp militaire de Menaka, près de la frontière avec le Niger, avait mené sans succès une autre attaque contre un cantonnement de la garde nationale avant que le calme ne revienne dans l'après-midi, ont indiqué des militaires et des témoins.

La région du nord-est malien a été le théâtre au début des années 1990 d'une rébellion armée qui a fait plusieurs centaines de morts. La fin du mouvement avait été officiellement célébrée en mars 1996 lors d'une cérémonie dite de la "Flamme de la paix" à Tombouctou (nord).

La plupart des ex-rebelles ont intégré l'armée malienne mais plusieurs d'entre eux ont mené ces dernières années des actions de désertion ou de rupture de ban assorties de revendications pour le développement de leur région.

Déclaration de M. le Président du Mali  à Diéma , 23 mai 2006.
Chers compatriotes,
C'est ici, à Diéma, dans le Kaarta, dans le Mali profond, que j'ai une pensée particulièrement douloureuse pour les évènements que notre pays a connus malheureusement ce matin.
Dans une autre contrée lointaine, dans un autre Mali profond, l'Adrar des Iforas, et plus exactement dans la ville de Kidal, des éléments armés ont attaqué les principaux postes militaires.
Cela fait mal ! Certes, mais nous devons, une fois encore, face à des épreuves, nous unir, renforcer notre solidarité, œuvrer pour l'unité et la cohésion nationales.
Je demande, à chaque Malienne, chaque Malien, d'abord de garder le calme, de renforcer la sérénité et surtout de faire preuve de mesure quelle que soit la difficulté de la situation.
Je voudrais convier toutes les Maliennes et tous les Maliens à savoir faire la part des choses. Ceux qui ont attaqué des postes militaires à Kidal ne doivent pas être confondus avec nos autres compatriotes Tamasheq et proches qui vivent avec nous nos difficultés, qui ont choisi le Mali, qui ont choisi la loyauté et qui ont les mêmes droits que nous. Ne les confondez pas avec ceux qui ont tiré à Kidal (...) Il faut les aider, les assister, les encourager. Que personne ne fasse cette confusion dans les Camps militaires, dans les Camps de la Garde Nationale, dans les Services de la Douane et tous les autres Services de l'Etat, Administration publique comme privée. Ne faites pas un amalgame entre celui qui a tiré là-bas, sur un poste militaire, et l'autre malien qui, ici, travaille et s'occupe de sa famille.
Je n'ai pas besoin d'aller à Bamako pour suivre cette situation. J'irai au terme de ma visite… à Diéma, ensuite, in challah à Nioro. C'est lorsque je finirai ma mission que je rentrerai à Bamako.
Ce que je voudrais vous dire, heure par heure, jour après jour, je suivrai cette situation… où que je me trouve en République du Mali.
Il faut que vous le sachiez, il n'y a aucune différence entre ici, Diéma, et le Palais de Koulouba.
Je suivrai la situation avec responsabilité mais aussi avec mesure. Je demande à ce que l'ensemble des Maliennes et des Maliens se tienne la main. Ne confondez pas les [paisibles citoyens] avec des gens qui ont pris de [lourdes] responsabilités dont eux seuls connaissent les raisons. Mais nous pensons déjà que les conséquences sont particulièrement graves.
Au Mali, on n'a plus besoin de prendre des armes pour se faire entendre. La décentralisation est un statut particulier par lequel [vos] élus peuvent, par différentes voies, - administratives et politiques - transmettre [vos] doléances, [vos] suggestions et critiques aux autorités.
Dans ce cas, si la démocratie vous donne toutes les voies, vous n'avez pas besoin de la voie des armes.
Je vous dis à tous : « Courage ! Ce n'est pas une tragédie […] C'est une situation que nous allons gérer en toute responsabilité ».

 

 

AFP du 23 mai 2006

Mali: Des ex-rebelles touaregs ont pris le contrôle de deux camps militaires dans la région de Kidal et attaqué un autre camp de la Garde républicaine à Menaka, mardi, faisant un mort et deux blessés

BAMAKO, 23 mai 2006 - Une importante partie des dizaines d'ex-rebelles touaregs qui ont pris le contrôle mardi matin de deux camps militaires à Kidal (nord-est du Mali), ont quitté la zone en emportant des armes, ont rapporté des témoins et une source administrative. "Ils sont partis en +pick-up+ avec beaucoup d'armes. Ils étaient nombreux, et ils sont allés vers le nord", a déclaré un enseignant résidant non loin du premier camp pris mardi par les assaillants. "Ici aussi, j'ai vu les rebelles partir avec des armes", dont des mitrailleuses lourdes, a déclaré un autre témoin, qui habite à proximité du second camp de la ville, situé un kilomètre plus à l'est. "Quelques rebelles sont encore dans les deux camps, la situation est encore incertaine, mais je confirme que la plupart des gens se sont repliés non loin de Kidal", a affirmé de son côté un responsable du gouvernorat de la ville. Par ailleurs, une source militaire contactée dans le nord a affirmé que d'autres ex-rebelles, qui ont mené une autre offensive mardi contre un camp de la garde nationale à Ménaka (est), avaient pris la direction du nord-est du Mali, "pour tenter de rejoindre les autres". Leur objectif consiste, selon cette source, à former "un front uni", à la suite de rumeurs persistantes selon lesquelles l'armée malienne s'apprêterait à reprendre le contrôle de la ville de Kidal. "L'armée nationale, l'armée républicaine, c'est normal qu'elle soit en état d'alerte maximum", a commenté sans plus de détails une source proche du ministère malien de la Défense. Dans l'après-midi, le président malien Amadou Toumani Touré, en visite dans la région de Kayes (sud-ouest), avait annoncé sur l'antenne de la radio nationale qu'il allait "gérer la situation avec responsabilité mais aussi avec mesure"